Une mission d‘information rapide, dite mission « flash », a été lancée pour préciser les modalités de mise en place de l’Institut Océan des Nations Unies à Brest et d’une unité en Polynésie française.
Capture d’écran de la page du site de l’Assemblée nationale dédiée à la mission « flash »
Pierre-Yves Cadalen pilote la mission parlementaire
Le 12 novembre 2025, la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale a désigné le député Pierre-Yves Cadalen (Finistère) comme rapporteur d’une mission flash d’information portant sur l’implantation d’un Institut Océan de l’Université des Nations Unies (UNU) à Brest. Cette mission, qui doit rendre ses conclusions dans un délai d’un mois et demi, marque une avancée majeure pour ce projet structurant.
Le projet prend désormais une dimension internationale renforcée avec l’intégration de la Polynésie française, qui projette d’accueillir une unité jointe de l’UNU aux côtés de l’institut hexagonal brestois.
L’UNU confirme son intérêt et valide la candidature française
Parmi les premiers auditionnés dans le cadre de cette mission, le recteur de l’Université des Nations Unies et la représentation de l’UNU à Paris ont été entendus. Ces auditions ont permis de confirmer plusieurs éléments essentiels :
L’UNU a réaffirmé son fort intérêt pour le développement d’un institut dédié à l’océan, répondant ainsi à un enjeu scientifique et diplomatique majeur dans le contexte actuel de préservation des écosystèmes marins.
Le recteur de l’UNU a souligné que la France dispose de qualités uniques qui en font le premier choix parmi les pays candidats pour accueillir l’Institut Océan. Cette légitimité repose notamment sur deux atouts majeurs :
- la présence de territoires ultramarins donnant accès à tous les océans, dont les besoins spécifiques face aux changements climatiques sont indéniables ;
- le renforcement de la coopération francophone au sein du réseau de l’UNU.
La pertinence du projet porté par l’UBO validée
L’initiative de créer un Institut Océan de l’UNU à Brest est portée par l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) depuis 2015. Les auditions menées par la mission flash ont confirmé la pertinence de ce projet et la solidité de la candidature brestoise.
Le 2 avril 2025, une proposition de résolution transpartisane en faveur de ce projet avait été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, témoignant d’un soutien politique large et consensuel.
Brest, un écosystème scientifique de référence mondiale
La ville de Brest offre un environnement institutionnel et scientifique particulièrement favorable pour accueillir cet institut. La présence de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et d’autres structures de recherche de premier plan fait de la cité du Ponant un hub océanique reconnu internationalement.
Le maire de Brest, François Cuillandre, figure parmi les élus locaux qui soutiennent activement ce projet structurant pour le territoire et pour le rayonnement de la recherche française sur l’océan.
Un projet qui s’inscrit dans la diplomatie bleue française
Lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) qui s’est tenue à Nice en juin 2025, un événement parallèle avait été organisé pour présenter ce projet de création de l’Institut UNU Océan. Cette initiative avait réuni des représentants des Nations Unies dont son Recteur Dr Thsilidzi Marwala, le directeur de l’Institut UNU-INWEH, le Chef de section des Systèmes hydrologiques, changement climatique et adaptation (HCA) du Programme hydrologique intergouvernemental de l’UNESCO, le président et le premier vice-président ainsi que plusieurs chercheurs brestois (UBO), des députés du parlement français, du parlement européen et du parlement de Polynésie, et de l’Assemblée de la Polynésie Française, une représentante de l’International Platform of Ocean Sustainability (IPOS), ainsi que le Maire de Brest, un élu de la Région Bretagne et le directeur des relations européennes et internationales de l’OFB, partenaires du projet depuis son début.
Dans son discours du 9 juin, le président Emmanuel Macron avait déclaré que la science était le premier « élément clé » en matière de protection de l’océan. L’Institut Océan de l’UNU s’inscrit pleinement dans cette ambition de diplomatie bleue portée par la France.
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Photos du Side Event “Appel pour un institut de l’Université des Nations Unies dédié à “science et gouvernance de l’océan et des littoraux » du 7 juin 2025 au pavillon “Au delà des frontières, Océan d’Avenir” co-porté par l’UNESCO et l’Office français de la biodiversité. © J.Richard.
Une dimension polynésienne stratégique
Le président du gouvernement de Polynésie française, Moetai Brotherson, fait partie des personnalités auditionnées dans le cadre des travaux préliminaires. La Polynésie française s’est portée volontaire pour accueillir une unité jointe de l’UNU, ajoutant ainsi une dimension Pacifique essentielle au projet.
Le député Pierre-Yves Cadalen travaille sur ce dossier en étroite collaboration avec la députée polynésienne Mereana Reid Arbelot, illustrant la dimension transpartisane et “transocéan” de cette initiative.
Prochaines étapes
La mission flash poursuit ses auditions avec notamment des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, du Secrétariat général pour l’investissement et de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO. Un rapport sera rendu au mois de janvier pour permettre la mise en œuvre concrète de ce projet.
Pour le député Cadalen, cet institut représente un signal fort pour la recherche océanique et le multilatéralisme onusien. Il s’agit également d’approfondir l’ouverture de Brest sur la recherche internationale et de renforcer la coopération avec les pays du Sud.

La relance du projet d’institut Océan de l’Université des Nations Unies à l’initiative de l’Assemblée nationale et le fort soutien de la part des autorités de l’UNU constituent une opportunité unique de traduire dans un investissement pérenne les engagements de l’UNOC vis-à-vis de la recherche ainsi que le momentum créé à l’échelle internationale par la décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable.










