• Analyse prospective des priorités scientifiques et politiques dans l’océan Atlantique Sud

    L’océan Atlantique Sud et l’océan Atlantique Tropical et l’océan Austral (appelé océan Atlantique au sud dans l’étude) sont les systèmes les moins étudiés de toutes les masses océaniques, malgré leur influence sur le changement climatique mondial et leur importance économique. Dans ce contexte, l’Ocean University Initiative, en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), vise à identifier les priorités de recherche dans l’océan Atlantique au sud pour analyser les synergies et les lacunes par rapport aux priorités politiques pour la prochaine décennie. Les réponses à cette enquête seront analysées et consolidées lors de deux séminaires en 2019. Le résultat final, un rapport, sera disponible à partir d’octobre 2019. Le projet s’efforcera d’informer la Décennie des Nations Unies pour l’océanologie au service du développement durable (2021-2030), coordonnée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. Le projet a été lancé lors de la conférence de l’UNESCO « De la COP21 à la Décennie des Nations Unies pour l’océanologie au service du développement durable (2021-2030) » les 10 et 11 septembre 2018 à Paris.

  • Le carbone bleu dans les NDC pour l’accord de Paris

    Le carbone bleu est un terme qui fait référence au carbone contenu dans les écosystèmes côtiers tels que les mangroves, les marais littoraux et les herbiers. Ces écosystèmes séquestrent le carbone de l’atmosphère de façon continue pendant des milliers d’années, constituant ainsi des stocks de carbone dans la biomasse et les sols. En tant que puits de carbone, ces écosystèmes contribuent à atténuer le changement climatique. Ils permettent également une meilleure adaptation des populations côtières au changement climatique en absorbant l’énergie des vagues, en protégeant des tempêtes et en prévenant l’érosion.

    Cependant, ces écosystèmes sont menacés au niveau mondial en raison du développement côtier, de la pollution et du changement climatique. Dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), les Accords de Paris exigent notamment de contenir le réchauffement climatique nettement en-dessous de 2°C par rapport au niveau pré-industriel. Ils soulignent aussi l’importance de l’adaptation aux effets du changement climatique à travers les Contributions Déterminées au niveau National (NDCs) ; chaque pays définit les actions qu’il compte entreprendre pour atténuer le changement climatique et s’y adapter. La protection et la restauration des écosystèmes côtiers sont considérées comme une priorité tant pour l’atténuation que pour l’adaptation au changement climatique.  En plus de ses effets bénéfiques sur la biodiversité côtière, une solution aux problèmes liés au changement climatique pourrait donc être le développement et la mise en oeuvre de mesures de gestion « carbone bleu » dans les NDCs. En 2017, 151 pays comptaient au moins un écosystème de carbone bleu sur leur territoire, mais seules les NDCs de 28 pays incluaient une référence à ces écosystèmes en termes d’atténuation (19 %) et 59 dans leur stratégie d’adaptation (39 %). Il est à noter qu’à ce jour le carbone bleu n’est pas un terme officiel au sens de la CCNUCC ou des directives associées. De nombreux pays font référence aux écosystèmes côtiers ou à la zone côtière en général, sans utiliser le terme « carbone bleu ».

  • Le bruit sous-marin en milieu marin

    Le transport maritime est la source de bruit sous-marin la plus répandue et la plus persistante à l’échelle mondiale. Dans certaines zones océaniques, les niveaux de bruit ont doublé tous les dix ans au cours des 60 dernières années, principalement en raison de l’activité commerciale liée à la croissance mondiale de l’activité économique. Ce type de bruit devrait continuer à augmenter dans les années à venir, en particulier à proximité des voies de navigation et dans l’hémisphère Nord. Dans le même temps, des preuves scientifiques ont montré que le bruit sous-marin peut avoir des effets physiques, comportementaux et masquants sur la faune. Quels sont les cadres de gestion appropriés que les ports peuvent envisager pour agir en faveur de la réduction du bruit sous-marin provenant du transport maritime ?

  • Dynamique et impact de la prolifération des sargasses

    Depuis 2011, la crise sargasses frappe la région Caraïbes. Des échouages massifs et irréguliers d’algues viennent perturber les écosystèmes et les activités des populations du Brésil à la Floride. En Février 2019, la France sous l’égide de l’Agence National de la Recherche en collaboration avec les régions Guadeloupe, Martinique et Guyane (INTERREG – Caraïbes), l’ADEME et la FACEPE (Brésil) a lancé un appel à projet international pour répondre à cette urgence écologique et sanitaire. Claire Tito de Morais a rejoint l’équipe Ocean University Initiative pour mettre en place un consortium de chercheurs français, mexicain et brésilien afin de comprendre l’origine et les causes du phénomène d’échouages pour mieux prévenir, lutter et valoriser les algues sargasses.

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